Comment calculer et estimer la ventilation naturelle ?
La ventilation naturelle vous permet sans ressources mécaniques de renouveler régulièrement l’apport d’air de votre intérieur selon le principe du tirage thermique. Pour ce faire, il faut calculer le débit de renouvellement d’air dont vous avez besoin en fonction de votre logement.
La ventilation naturelle repose sur le principe selon lequel l’air chaud, étant plus léger que l’air froid, va monter dans le logement et engendrer un tirage d’air naturel en s’évacuant pour laisser de l’air neuf entrer. Ce mécanisme permet un changement continu d’air à l’origine d’une une aération naturelle de la pièce. Des grilles prévues à cet effet permettent à l’air extérieur de pénétrer dans la pièce. Puis l’air y circule via des grilles de transfert et est enfin évacué dehors par des bouches d’extraction.
Il est important de pouvoir estimer le débit de renouvellement d’air obtenu dès lors que l’on ouvre une fenêtre en conditions de tirage thermique c’est-à-dire en cas de vent nul avec un air intérieur plus chaud que celui extérieur.
Pour calculer le débit de renouvellement d'air obtenu lorsque l'on ouvre une fenêtre, en prenant en compte les conditions de tirage thermique, il faut effectuer le calcul suivant :
Q (m3/h) = 260 x A x (0,5H x Delta T) x ½
Les données sont par ailleurs les suivantes :
Renouveler l’air de votre intérieur est primordial pour vous assurer un confort de vie ainsi que pour garantir la bonne santé de l’ensemble des habitants de votre logement.
En tant qu’êtres vivants, nous rejetons du dioxyde de carbone (CO2) qui, s'il n’est pas évacué et remplacé par de l’oxygène, peut devenir de l’air vicié, particulièrement nocif pour la santé.
En outre, d’autres polluants liés aux matériaux, aux isolants tels que le monoxyde de carbone ou certains allergènes peuvent s’accumuler dans votre intérieur, alourdir l’air et le rendre presque irrespirable. Enfin, une mauvaise circulation de l’air pourra favoriser l’apparition de traces d’humidité comme des traces de moisissures ou certaines odeurs également toxiques pour votre santé.
Pour savoir si l’air à l’intérieur de votre logement est vicié, il faut vérifier les traces d’humidité, votre capacité à respirer aisément ou non et si votre intérieur dispose d’un taux d’hygrométrie élevé. L’hygrométrie se définit comme la quantité d’eau présente dans le gaz. Bien que l’espace ait été récemment aéré, il conserve une apparence humide, preuve d’une mauvaise circulation de l’air.
Un espace aéré n’est pas forcément sain : il peut conserver une apparence humide et être néfaste pour la santé si la circulation de l’air n’est pas bien assurée.
La ventilation naturelle est très pratique en ce qu’elle ne nécessite pas un entretien très contraignant. Afin de garantir une aération continue, il est important de nettoyer les grilles d’aération avec de l’eau et du savon tous les 6 mois. S’agissant des grilles de transfert, il conviendra de les dépoussiérer 2 fois par an.
Pour que la ventilation naturelle fonctionne correctement, il faudra faire installer des grilles d’aération et de transfert. Cela dépendra essentiellement de la surface de votre logement, mais il faudra en moyenne prévoir 750 euros. Cette somme sera finalement amortie grâce aux économies d’énergie que cette installation permettra en l’absence de consommation énergétique.
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