Comment ventiler une maison humide ?
Il est possible de ventiler une maison humide en installant une ventilation mécanique contrôlée (VMC), une ventilation mécanique répartie (VMR), une ventilation mécanique par insufflation (VMI) ou une ventilation mécanique ponctuelle (VMP).
L’humidité provoquée par l’activité humaine au sein d’un logement doit être évacuée régulièrement afin de ne pas provoquer des dégradations en intérieur ou engendrer des problèmes de santé pour les occupants. Quels sont les systèmes de ventilation proposés pour renouveler l’air dans une maison humide ? Quels conseils en ventilation ? Focus sur ces solutions et leur efficacité dans une maison ayant un souci d’humidité.
On distingue deux sortes de VMC : un système simple flux et un système double-flux. Dans les deux cas, l’extraction de l’air s’effectue par les pièces de service en permanence. Elle est centralisée dans un caisson d’aspiration placé, de manière générale, dans les combles. Une gaine part de ce caisson pour créer une sortie sur le toit. L’air neuf vient directement de l’extérieur dans le cas d’un système simple flux. Le système double-flux se distingue, car l’air neuf est filtré puis mis à température avant d’être insufflé dans les pièces principales.
La VMC est le système le plus répandu car il est le plus efficace. Elle est installée dans les logements neufs et dès que cela est possible dans les maisons anciennes.
La VMC est l’une des meilleures solutions pour ventiler efficacement une maison humide, d’autant que certains modèles peuvent adapter leur débit en cas de pointe d’humidité au sein du logement.
Contrairement à la VMC, il ne s’agit pas d’un système qui renouvelle l’air dans l’ensemble du logement, mais plutôt pièce par pièce. Elle consiste à installer des extracteurs et des entrées d’air dans chaque pièce sèche. Généralement, les systèmes, qui fonctionnent constamment, sont installés en travers de murs ou de fenêtres.
La VMR est très utilisée dans le cadre de la rénovation. Elle est interdite dans les logements neufs et ne concerne que les maisons en rénovation dont la construction date d’avant 1982. Sa mise en place ne demande pas l’installation de conduits d’air comme pour la VMC puisque les appareils fonctionnent indépendamment les uns des autres. Un avantage considérable qui permet d’éviter l’abattement de certains murs… pour les reconstruire ensuite !
Si la VMR est assez efficace et moins onéreuse que l’installation de la VMC, il est tout de même préférable si cela est possible d’installer une ventilation mécanique contrôlée par souci de performance.
Dans le cas où sa mise en place est impossible, la VMR est un bon choix vers lequel se tourner.
Dans la ventilation mécanique par insufflation, l’air est aspiré de l'extérieur et est ensuite insufflé dans les pièces de vie. L’air quitte ensuite le logement par des sorties d’air ou par des fuites. C’est l’inverse de la VMC qui utilise la technique de la surpression poussant l’air vicié à l’extérieur.
Cette technique est uniquement autorisée pour les logements en rénovation. Elle convient parfaitement à ce cas d’usage puisque son installation est moins complexe que celle d’une VMC. Toutefois, contrairement à la ventilation mécanique contrôlée, la VMI est peu répandue et il peut donc être compliqué de s’équiper.
La technique de la surpression, utilisée par la ventilation mécanique par insufflation, est particulièrement adaptée aux intérieurs humides car la surpression évite le développement de parasites favorisés par l’humidité.
La ventilation mécanique ponctuelle (ou VMP) consiste à installer des appareils indépendants les uns des autres pour assurer la ventilation d’une pièce de manière ponctuelle. Certains aspirent l’air, d’autres l’insufflent, créant ainsi une mouvement perpétuel lorsqu’ils sont mis en marche. Quand la pièce est vide, c’est alors la ventilation naturelle qui prend le relai. Certains systèmes temporisés peuvent continuer de fonctionner quelques minutes encore après l’utilisation de la pièce grâce à un détecteur de présence par exemple.
Certains systèmes temporisés peuvent continuer de fonctionner quelques minutes encore après l’utilisation de la pièce grâce à un détecteur de présence.
La VMP est généralement un système utilisé lorsque l’installation d’une VMC est trop compliquée. Les logements neufs sont directement équipés de ventilations mécaniques contrôlées, la VMP concerne donc les maisons anciennes dans le cadre d’une rénovation. Il se peut aussi que la VMC soit installée dans la majorité d’une habitation rénovée mais que le système soit impossible à étendre jusque dans les combles, par exemple.
De part son fonctionnement ponctuel, la ventilation effectuée par la VMP est moins efficace que celle de la VMC. Elle n’est d’ailleurs pas autorisée au sein des habitations neuves. Il est donc préférable, dans le cas d’une maison humide, d’installer une VMC qui présente une meilleure performance. La ventilation mécanique ponctuelle n’est conseillée que dans le cas où l’installation d’une VMC n’est pas réalisable.
Voici quelques points à ne pas négliger lors de sa mise en place afin d’assurer une bonne ventilation :
La ventilation naturelle consiste à évacuer l’air par tirage naturel. L’air chaud était plus léger que l’air froid, un mouvement s'établit et l’air circule naturellement dans la maison. Mais la circulation de l’air dépend des conditions climatiques et donc n’est pas maîtrisable. Elle est donc peu satisfaisante, surtout dans le cas d’une maison qui présente déjà un taux d’humidité saturé dans l’air et qui nécessite une ventilation constante.
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